Ma première expérience de trail : le raid des Templiers du 28 octobre 2007 par Arnaud DUGARDIN

En quelques chiffres, le trail des Templiers, c’est une succession de montées et descentes dans les Causses pour un dénivelé de presque 3 000 m sur une distance de 67 km. Le départ et  l’arrivée sont situés à Nant, petit village de l’Aveyron. Après avoir couru les 100 km de Millau il y a un mois, nous nous sentions (mon frère Denis et moi) bien armés pour attaquer cette course d’un genre nouveau (on visait un temps en dessous des 9h !!).

Avec un nombre de participants s’élevant à 3 200, la zone de départ était très encombrée et nous avons franchi la ligne de départ environ 2 minutes après le coup d’envoi (on aurait dû arriver plus tôt pour être mieux placés). Il faut savoir que le départ a lieu à 5h 30 (grâce au changement d’heure, on a quand même dormi presque 8 heures) et de ce fait, sur les premiers kilomètres tout le monde court avec une frontale ; ça fait une jolie procession dans la nuit.

Durant les 15 à 20 premiers kilomètres, nous avons couru cernés de coureurs aux rythmes différents et en général plus lents que nous. On pointait à la 800ème place environ après 15 km. Bref, ce n’est pas le meilleur souvenir de la course.

Pour grimper les presque 3 000 m sur le parcours, il faut vite attaquer des côtes et la première qui se présente à nous est celle du mont Saint Guiral. C’est aussi l’occasion de marcher pour la première fois lorsque nous attaquons des raidillons. Les jambes et l’esprit sont encore frais, ce qui nous permet de profiter du paysage qui s’offre à nous : on voit les Pyrénées (je crois avoir identifié le massif du Canigou) et les Causses surnageant dans des bancs de nuages en contrebas : très joli !

Arnaud et Denis DUGARDIN avant le départ des Templiers 2007

Avant le départ, les frères Dugardin

Au bout de 35 km de course et pas mal de dénivelés, on parvient enfin au 1er ravitaillement. Et juste ensuite, le parcours nous offre encore une ascension pentue sur 3 km que l’on  fait entièrement en marchant !

Après 2 autres ravitaillements et quelques trente kilomètres (le plus difficile pour moi fut les montées raides alternées avec les descentes sur des distances très variables, parfois sur 200 m), on parvient en haut d’une falaise, appelée le Roc Nantais. De ce point, le parcours qui nous descend sur le village pour l’arrivée est bien sinueux et étroit, avec de très jolies vues sur la vallée. C’est au bout de 9h 34 de course que nous avons franchi enfin la ligne d’arrivée 427ème et 428ème ! (sur 2 222 finisseurs)

Ce que je tire de cette expérience :

Tout d’abord, le trail est une course à part qui n’a rien à voir avec les courses auxquelles j’avais participé précédemment. L’alternance de montées et descentes, le dénivelé total étaient une nouveauté à laquelle j’étais mal préparé. La technique elle-même ne m’a pas posé trop de problème puisqu’avec mes chaussures de course du type « goudron », j’ai doublé plus de coureurs dans les descentes que l’inverse. Si c’était à refaire, je m’entraînerais beaucoup plus au dénivelé.

Ensuite, un bon départ est primordial : les 15 premiers km passés à doubler les autres coureurs absorbent beaucoup d’énergie que l’on paie plus tard.

Enfin, le fait d’avoir couru toujours à deux (ce qui a ralenti Denis) est un plus appréciable : la course devient plus intéressante et on absorbe mieux les coups durs.

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