La SaintéLyon 02/12/2007

Cette course relie Saint-Etienne à Lyon, sur 69 km de chemins et routes. Cette année c’est environ 4 400 coureurs qui se sont alignés sur la ligne de départ, à minuit (dont moi-même et Jean-Philippe, un ami de Bernay). Les participants qui effectuaient la course en relais (relais x2, x3 ou x4) partent à 1h.

Toute la course s’effectue de nuit, à la frontale. 45% du parcours, selon les organisateurs, est constitué de chemins. Après la pluie tombée dans l’après-midi, ceux-ci sont gras et les grosses flaques difficiles à éviter. Il y a même quelques coureurs malheureux qui chutent (en général, c’est dans les flaques évidemment).

Au cours des longs passages sur les crêtes, on profite de la vue sur Saint-Etienne puis sur Lyon, avec le Rhône couvert par la brume. En effet, la pluie de l’après-midi a laissé place au ciel étoilé avant le départ.

Malgré un dénivelé positif de 1 300 m, situé principalement au début de l’itinéraire, l’ensemble du parcours est assez roulant. Les chemins sont larges, le relief n’est pas très cassant. J’ai grimpé les raidillons en marchant, pour bien économiser mes forces.

La fin du parcours emprunte la berge du Rhône : les 6 derniers kilomètres sont donc plats, ce qui fait du bien pour terminer la course.

Mes impressions :

La SaintéLyon se présente comme un trail ; à mon avis, vu les nombreux passages sur routes et la largeur des chemins, cette dénomination est un peu exagérée. Cette course rappelle plus Millau que les Templiers.

L’ambiance est bon enfant entre participants, peut-être à cause de la nuit qui rend les coureurs plus solidaires. Néanmoins les fans qui supportent les coureurs ne sont pas très nombreux.

Courir la nuit n’est pas plus difficile que courir le jour, vu que l’on est entouré de participants dont l’addition des éclairages permet de voir correctement. Par contre, au petit matin, le manque de sommeil se fait sentir dans les jambes. Autre bon point : le point d’arrivée comme le départ sont correctement servis par les transports en commun, ce qui autorise le voyage en train ; le trajet du retour à Lisieux fut passé à dormir (s’il avait fallu conduire une voiture, ça aurait été chaud !)

Finalement, cette course est une bonne introduction au monde du trail ; j’ai quand même pensé aux paroles du coach Fabrice sur la fin du parcours : « quand tu n’en peux plus, pense que c’est probablement pire pour les autres coureurs qui sont à côté de toi ».

Les piles de l’appareil photo ayant lâché subitement, pour les photos il faut attendre la prochaine édition.

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